Portraits d'instruments de musique
Basson Orgue Clavecin Cor Hautbois Trombonne Tuba Accordéon diatonique
« Bonjour, je suis un instrument à vent, de la famille
des Bois, et plus particulièrement de celle des anches doubles. En
effet, pour que vous puissiez m'entendre, l'instrumentiste qui me joue doit
souffler dans le basson afin qu'un son puisse être entendu. Mais cela
n'est pas tout, pour ne pas entendre le bruit de l'air passer dans les tubes
qui constituent l'instrument, il faut adapter l'anche sur l'extrémité de
la tige en cuivre s'appelant le bocal. Voilà ! Maintenant, d'après
vous, est-ce que mes sons sont graves ou aigus ? Si vous inversez le nom
Basson, vous obtiendrez : son bas, des sons qui sont bas. D'ailleurs, des
compositeurs m'ont donné
quelques rôles célèbres dans : Pierre et le Loup
(Prokofiev), l'Apprenti sorcier (Ducas),
le Sacre du Printemps (Sravinsky), etc...
J'ai également un répertoire très varié, compris
entre les époques Baroques (1685- 1750), même avant, et jusqu'à nos
jours. Je peux jouer avec ou sans accompagnement instrumental. Mon évolution
et ma croissance, se sont faites au cours des années, des siècles,
même ! On peut estimer avoir entendu parler de moi à partir
de 1500, c’est-à-dire au XVIe siècle. Mes petits frères
s'appellent le cervelas et la douçaine.
Je vous souhaite une bonne lecture !»
Selon un bassoniste et musicologue (Albert Heimann), le mot basson, « fagot »,
en vieux français, remonte au XIIIe siècle, avec le sens :
faisceau de bois, qui fascine. Ce n'est que vers 1500, que le mot « fagotto » se
trouve en italien avec le même sens littéral. On trouve la trace,
en Allemagne, du basson en 1566, grâce à l'inventaire de Raimond
Fugger le Jeune (1528-1569). Dans les inventaires plus anciens, comme dans
la description de Praetorius, on constate l'emploi du masculin « der
fagott ». De nos jours, seule la fabrique de bassons Heckel à Wiesbaden-Biedrich
en Allemagne, a conservé le nom de « fagott ».
Les fabriques françaises, fabriquant les systèmes français
(Mahillon, Buffet-Crampon, Selmer, à Paris), ont gardé et gardent
le nom de basson. Restent actuellement celles de Buffet et de Selmer, plus
quelques Maîtres d'Arts spécialisés dans la fabrication
d'instruments anciens du XVIIe siècle, faisant des cervelas, douçaines,
et bassons baroques.
* Michel Praetorius (1571 -1621 ) : compositeur et théoricien de la musique Allemande.
Praetorius énumère comme modèles de bassons:
le soprano, le piccolo, le basson appelé aussi basson choriste, le
basson quarte, ou double basson (en anglais : «double bassoon » =
contrebasson).
Le basson-quarte descend jusqu'au sol1, et le basson-quinte jusqu'au fa1.
Au fur et à mesure des années, des siècles, selon les
exigences des compositeurs, au regard d'une nécessaire évolution
de la tablature instrumentale du basson, des amélio-rations ont été pratiquées
sur l'instrument afin de permettre au musicien une meilleure aisance technique
et musicale, ouvrant ainsi d'autres possibilités d'exécution
d'une pièce pour le basson.
Cette évolution se fait d'ordinaire, en association entre les maîtres
de basson, et les luthiers. De ce fait, et jusqu'à aujourd'hui, des
modifications se font au niveau clétage : ajout ou suppression d'une
clé, modification de la perce sur une des parties de l'instrument.
Constitution des parties du Basson
- Culasse, grande branche, petite branche, bonnet ou pavillon, et bocal (où est
fixée l'anche double).
Il existe actuellement deux systèmes différents dans l'univers
des bassons et des bassonistes :
les systèmes français et allemands. L'un et l'autre n'ont pas
les mêmes sonorités, couleurs ou factures instrumentales de
sorte qu'un apprentissage est nécessaire, afin de passer d'un système à l'autre.
Ce changement de système, provoqué ou volontaire, durant les études
au Conservatoire, ou bien une fois la réussite à un concours
d'entrée en orchestre peut être impulsé, pour des raisons
de préférence, d'homogénéité de son au
sein d'une formation musicale, où l'on attend d'une sonorité instrumentale
de se « fondre » dans l'ensemble Orchestre.
Cela s'observe bien souvent dans le sens Basson français vers Basson
allemand. L'inverse reste rare.
www.foudebasson.com (pour le système français)
www.bassons.com,www.idrs.com (international double reed society : société internationale
des anches doubles), et d'autres sites internationaux...
« Le hautbois et le Basson » édition Payot Lausanne
/ « Dans un bois solitaire » : CD enregistrements 1938- 1951 éd.
Archives de Radio France / Images d'archives éd. Payot Lausanne et éd.
Hallwag Berne.
André Jolivet : « morceaux choisis » 1955, 1957, 1961
Universal Classics France
AJ Musique, Paris (Amaury Montac) (Auteur de la photo des 2 bassons de la
page 6).
IRCAM Centre G. Pompidou.
- Philidor L'Aîné vers 1 652-1 730
– François Couperin 1 668-1 733
– Joseph Bodin de Boismortier 1 689-1 755
– Jean-Sébastien Bach 1 685-1 750
– Antonio Vivaldi 1 678-1 741
– Jan Nepomuc Hummel 1 778-1 837
– W. A Mozart 1 756-1 791
– L.V Beethoven 1 770-1 827
– Camille Saint-Saëns 1 835-1 921
– André Jolivet 1 905-1 974
– Marcel Bitsch, né en 1 921 , compositeur en activité
– Ida Gotkovsky compositeur, en activité
– Henri Dutilleux, né en 1 91 6, compositeur en activité
Et d'autres encore...
Un grand merci à David Alamy, professeur à l'école de musique, qui nous a fourni un dossier très complet dont nous avons extrait ces deux pages.
De tous les instruments à claviers, l’orgue est le plus ancien
et en même temps le plus moderne, car il ne cesse encore à l’heure
actuelle de se moderniser.
Comme une œuvre d’art, chaque instrument est unique et a sa propre
personnalité de par sa composition, mais aussi en fonction du lieu
dans lequel il se trouve.
L’orgue est un instrument à vent, l’air sous pression
est stocké puis dirigé par une mécanique très
compliquée, vers des tuyaux qui fabriquent le son. Il existe une multitude
de sons créés par des tuyaux de formes, de matériaux
et de tailles différentes. Ainsi, l’orgue peut être un
instrument très petit (de la taille d’un gros livre), jusqu’à des
instruments grandioses et majestueux de la taille d’une maison.
Comme il s’étend sur toute l’histoire de la musique écrite,
on peut aborder un répertoire de la musique la plus ancienne à la
plus contemporaine.
Il est aussi, et c’est là une de ces principales caractéristiques,
l’instrument le plus polyphonique qui soit, c’est à l’orgue
que l’on peut faire le plus de notes en même temps (par l’utilisation
de ses différents jeux ou registres, mais aussi de manière
physique grâce au pédalier qui le compose.
Ces caractéristiques en font un bolide musical capable de jouer aussi
bien avec des flûtes à bec au sons les plus doux, que de rivaliser
avec un orchestre symphonique tout entier.
L’orgue standard prend finalement peu de place, puisqu’on ne
le transporte pas. (Il est donc moins encombrant dans une voiture qu’une
contrebasse ou un tuba.)
Ainsi, on entendra jamais un organiste dire : « Zut !
j’ai oublié mon orgue ! », ou encore « Je
ne sais vraiment pas où j’ai bien pu mettre mon orgue ! » :
il est pratique.
A Guérande, on peut facilement se rendre compte de la diversité de
l’orgue, on peut observer et entendre aux auditions celui de l’école
de musique dans l’auditorium, ou encore le grand-orgue de la Collégiale,
majestueux, lors de concert, cérémonies ou auditions.
On peut aborder tous les répertoires, de la musique profane à la
musique sacrée.
Beaucoup de grands compositeurs furent des organistes réputés
et ont beaucoup écrit pour leur instrument de prédilection
(Bach, Couperin, Liszt, Brahms, Messiaen, et autres…)
On peut aussi, comme le clavecin, donner à l’orgue un rôle
de soliste, mais aussi d’accompagnement dans la musique de chambre,
avec chorale… L’orgue est polyvalent et varié, ouvert à tous
les goûts, et tous les niveaux.
Christophe Gauche
Si le piano est devenu la star des instruments à clavier, le clavecin
semble lui plus en retrait des flashs et des paillettes. Et c’est bien étrange
car pendant très longtemps, c’était lui l’invité des
plus grandes cours des royaumes, c’était lui qui était à l’honneur
dans les salons et côtoyait le grand-monde : c’était
la « guest-star » de la musique.
En effet, il trouva sa gloire ultime à travers deux grandes époques
musicales : les périodes baroque et classique. Ainsi, il est
indissociable de compositeurs comme Bach, Haendel, Telemann, et autres Haydn
et Mozart.
Certes détrôné par le piano qui apportait de l’expressivité et
de la tenue dans un monde romantique, le clavecin est resté délicat,
raffiné et demeure sans égal pour interpréter les chefs
d’œuvres de la musique ancienne.
On entend souvent dire que le clavecin est l’ancêtre du piano
et c’est une erreur monumentale. L e clavecin est un instrument abouti
et fini, il n’est pas un prototype ! D’ailleurs, entre le
piano et le clavecin, le lien de parenté se borne au clavier et à la
corde. Le mode d’émission du son est différent :
le piano possède des marteaux qui frappent les cordes, c’est
finalement un instrument à percussion (cordes percutées). Le
clavecin, lui, pince les cordes grâce à des plectres situés
sur des sautereaux, il se rapproche donc finalement beaucoup plus de la harpe
ou de la guitare. Il peut, comme l’orgue avoir plusieurs jeux, c’est à dire
plusieurs sonorités différentes. Celui de d’école
de musique en possède 3 : un jeu à hauteur normale dit
de 8’, un autre à l’octave aiguë dit de 4’,
et enfin un jeu étouffé dit de Luth qui rappelle cet instrument.
Il peut aussi posséder plusieurs claviers voir même un pédalier.
Jouer donc les grands compositeurs pré-romantiques au clavecin, c’est
finalement être au plus proche de ce qu’ils entendaient, de ce
qu’ils concevaient, et être au plus proche d’une restitution
fidèle et juste.
Enfin, hormis l’interprétation des œuvres, le clavecin
permet de s’ouvrir au continuo, c'est-à-dire à l’art
d’accompagner (par un remplissage harmonique sur une basse donnée)
une formation de musique de chambre, du duo à l’orchestre baroque.
Ainsi, soliste ou en ensemble, le répertoire du clavecin est très
large, possède une variété infinie, et est ouvert à tous
les doigts bien intentionnés.
Christophe Gauche
Je suis présent dans l’orchestre depuis 1639,
je suis l’instrument à vent pour lequel W.A.Mozart a composé
le plus de concertos (4), je suis l’instrument romantique par excellence
(cf. Brahms, Schumann, Mahler…), j’ai un rôle prépondérant
dans les musiques de film (Star Wars, Harry Potter…), je suis le loup
dans Pierre et le Loup, je suis, je suis…LE COR !
En effet, malgré un répertoire très riche aussi bien
en soliste qu’en musique de chambre ou en orchestre, en classique ou
en jazz, le cor reste assez méconnu. Souvent confondu avec son grand-père,
le cor de chasse, il n’a pas la reconnaissance qu’il mérite.
Formé d’un tube de cuivre de 4 mètres de long, muni de
palettes ou de pistons, on en joue en faisant vibrer les lèvres dans
l’embouchure. Sa tessiture est la plus importante des instruments à vent
: plus de 4 octaves ! Sa sonorité est ronde et majestueuse.
On peut commencer tôt l’apprentissage du cor, vers
7 ans, grâce à des instruments de taille réduite pour
les jeunes cornistes. Il n’est pas besoin d’avoir beaucoup de
souffle pour en jouer, ce qui compte c’est de bien l’utiliser.
Et bien sûr, n’hésitez pas à venir le voir dans
la classe de cor, vous y serez les bienvenus.
À BIENTÔT !
Quelques oeuvres au répertoire:
S. PROKOFIEF : Pierre et le Loup
M. RAVEL : Pavane pour une infante défunte
W.A. MOZART : 4 concertos pour cor par Dennis Brain
J. BRAHMS : Trio pour violon, cor et piano par Hervé Joulain
O. MESSIAEN : Des canyons aux étoiles (Appel interstellaire)
MUSIQUES DE FILMS : Star Wars, Harry Potter, Titanic…
JAZZ : Julius Watkins, Vincent Chancey
D’autres renseignements sur: http://afcor.free.fr/
Le hautbois est un instrument à vent de la famille des bois à
anche double.
Sa famille comporte également le cor anglais, le basson et le contrebasson
(instruments plus graves). Son origine est très ancienne et l'on en
retrouve des cousins dans beaucoup de cultures (raïta en Tunisie, biniou,
bombarde et cornemuse en Bretagne, tible et tenora en Catalogne...).
Les instruments à anche double étaient à l'origine des
instruments d'extérieur prévus pour faire danser. Peu à
peu, le son a été amélioré et adouci, permettant
ainsi au hautbois d'entrer dans l'orchestre symphonique (17è siècle).
Son répertoire s'est alors enrichi, tant comme soliste dans l'orchestre
qu'en musique de chambre.
Le répertoire est très varié, on peut citer les oeuvres
suivantes :
Scène aux champs dans la symphonie fantastique de Berlioz
Ronde des paysans dans la symphonie pastorale de Beethoven
Marche funèbre dans la symphonie héroïque de Beethoven
Carmen de Bizet
Le tombeau de Couperin de Ravel
Des sonates d'Haendel, Saint-Saëns, des romances de Schumann, Poulenc,
Dutilleux
Le concerto de Richard Strauss
A la médiathèque de Guérande on peut trouver le concerto pour hautbois d'Albinoni ainsi que des airs de cantates de Bach pour hautbois.Les enfants peuvent apprendre le hautbois : la technique s'acquiert petit à petit en apprenant à gérer le débit de l'air.
A consulter :
le site de l'Association Française du Hautbois : http://assoc.orange.fr/hautbois/
Je suis un instrument de la famille des cuivres. Je suis connu depuis le
XIVe siècle sous différentes appellations dont la plus connue
est la sacqueboute.
Je sers de basse aux ensembles de cuivres.
On peut m'entendre dans le Requiem de Mozart ou dans le Boléro de
Ravel.
Je suis aussi très utilisé dans le jazz grâce à ma
qualité expressive et à mon timbre. Une des techniques très
appréciée des joueurs de jazz est le glissando.
Je suis, .... LE TROMBONE.
L'utilisation du trombone par des ensembles de musique de plein air et le
rôle croissant accordé aux cuivres par les compositeurs du
XIXe siècle ont incité les facteurs à produire des
instruments plus puissants en élargissant le diamètre du
tube qu'on appelle la perce.
Apparenté à la trompette, il en possède les caractéristiques
: tube cylindrique puis conique, perce relativement étroite, pavillon
évasé et embouchure lippale.
Le trombone (ou grande trompe) est aisément reconnaissable par sa
taille et sa forme, ainsi que par l'emploi de la coulisse.
Il est construit en diverses tailles : soprano, alto, ténor, basse
et contrebasse (à double coulisse).
Je suis un des instruments les plus graves de la famille des cuivres.
On me trouve aussi bien dans les ensembles classiques, de jazz ou de variété
grâce à ma sonorité légère et aérienne.
On peut me jouer assis, en orchestre, ou debout, en marchant ; ma forme est
alors différente, prévue pour que le poids repose sur l’épaule
du musicien. Je suis, je suis, je suis le tuba...
Ce mot signifiait trompette, en latin. Il fut utilisé, chez les Romains,
dans la musique militaire ou lors de solennités religieuses. Il s’agissait
alors, d’un instrument droit, au pavillon en forme d’entonnoir.
Au milieu du XIXe siècle, Adolphe Saxe le perfectionne:
Le tuyau conique s’enroule en forme d’ellipse et est équipé
de 4 pistons (voire 5 parfois).
L’embouchure, ou perce, est large et conique et le large pavillon se
dirige vers le haut.
Le tuba émet une sonorité légère, souple, aérienne
se fondant harmonieusement à celle des cors.
Quelques oeuvres symphoniques où l’on entend le tuba :
- Symphonie fantastique de Berlioz (dies irae)
- Les tableaux d’une exposition de Moussorgski
- Petrouchka de Stravinsky
- Concerto en ré mineur d’Albinoni
Les mouvements du soufflet formé de carton replié en... accordéon
permettent de faire vibrer des anches métalliques et produire une
note.
La particularité de l'accordéon diatonique est que ce n'est
pas la même anche qui vibre selon que l'on tire ou que l'on pousse
: un bouton peut alors produire deux notes différentes.
Il est possible de découvrir l’univers musical du diatonique
en
écoutant les auteurs suivants :
Marc PERRONE (musique traditionnelle, de film, chanson française...)
Ronan ROBERT (musique bretonne, Bivoac...)
Riccardo TESI (musique italienne)
Kepa JUNKERA (musique basque espagnole)
Didier LALOY (musique du monde)
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